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En direct de la plume de MASCOTTE (16) Je viens d’apprendre que j’ai des lecteurs qui trouvent ma rubrique amusante et apprécient mon humour ! Je savais déjà que mes écrits étaient lus par mes frères et sœurs chats et chattes, et mes cousins canins les nombreux écrits et photos que je reçois de ceux que nous plaçons en témoignent-. Ils me racontent qu’ils sont heureux dans leur famille d’accueil. Ils me détaillent les joies de leur nouvelle vie en mentionnant parfois quelques petits problèmes (rien n’est jamais parfait, n’est-ce-pas ?) : par exemple, elle (la maîtresse) ne donne du saumon fumé à son chat qu’une fois par semaine (évidemment, c’est peu !) ; il (le maître) ne joue à la balle que cinq minutes par jour avec son chien (pourtant, cela ferait beaucoup de bien au maître de jouer davantage !) Ils (les parents) n’acceptent pas que Victor (le chien) couche sur leur lit (là, je réconforte Victor en lui expliquant qu’avec de la patience et de l’obstination , il parviendra à se faire admettre sur leur lit !). Pour en revenir à mes lecteurs à deux pattes, je les remercie vivement pour leurs louanges et même, j’en ronronne de fierté. Je vais vous raconter une histoire vécue, qui m’a hérissé le poil de colère. Il s’agit d’une dame âgée de 85 printemps, qui vit seule dans son pavillon : pratiquement plus de famille, pas d’amis, et pas de relations avec les voisins ; elle reçoit seulement les visites des professionnels qui l’aident à vivre et des livreurs. En fait, elle n’est pas vraiment seule puisqu’elle héberge trois chattes qu’elle adore, qui l’adorent, et qui sont sa raison de vivre. Récemment, un médecin envoyé par les Services Sociaux, et armé d’un formulaire de 30 pages, vient la voir dans le but de déterminer si elle peut prétendre au remboursement… d’une canne, ou d’un objet de même valeur. Quand elle lui explique qu’elle ne veut pas aller dans une maison de retraite, car elle ne veut pas se séparer de ses chattes, le bon docteur lui répond : « vous feriez beaucoup mieux de vous en débarrasser, car elles sont porteuses de microbes ». Et lui, alors, ne transportait-il pas 7 fois plus de microbes que les petites chattes ? Pourquoi 7 fois plus ? Parce que les 3 petites chattes pèsent au total environ 10 kilos et lui, 70 kilos ! Non, je ne me sers pas de calculette, je compte sur mes griffes ! Bon, cette histoire va me valoir un courrier de reproches de tous les patients qui apprécient leur médecin ; on va me dire : « vous nous relatez cette histoire parce que vous n’aimez pas les médecins, vous voulez envoyer les humains chez les vétérinaires ! » Mais non, ce n’est pas mon propos : il y a de bons et de moins bons médecins, et de bons et de moins bons vétérinaires. D’ailleurs, je vous rappelle que les médicaments des humains sont généralement très nocifs, et même souvent mortels pour les chiens et les chats. Alors je suppose que les médicaments pour animaux ne sont pas adaptés aux humains. Et, pour vous démontrer que je ne suis pas une chatte anti-médecins, je vais vous raconter une seconde histoire qui, je l’espère, vous plaira. Il s’agit là aussi d’une dame âgée, mais celle-là vit dans une maison de retraite. Lorsqu’elle y est entrée, on lui a permis d’y amener son chat. Et puis, son chat est décédé, et la dame n’allait plus très bien, ne voulait plus s’alimenter ni sortir de sa chambre. Le Directeur de la résidence a donc fait venir le médecin, et ce dernier n’a mentionné sur son ordonnance qu’un seul médicament : « un chat ». et comme le Directeur était compréhensif, un chat a été apporté à la malade qui a, depuis, recouvré la santé et la joie de vivre. Ce que je ne sais pas, c’est si la « Sécu » a accepté de rembourser le prix du chat… Mais, je suppose que c’est « non ». je suis persuadée qu’ils ont renvoyé la demande de remboursement en précisant : « nous n’acceptons de rembourser les chats que lorsqu’ils ont été achetés chez un pharmacien et à condition qu’ils soient porteurs d’une vignette ». J’irais bien me dégourdir les pattes au soleil, mais figurez-vous qu’en ce moment, il y a un chat blanc avec des taches noires on dirait un dalmatien- qui est amoureux de moi. Dès que je sors, il me suit à un mètre de distance ; je vire à gauche, il vire à gauche ; je pars à droite, il part à droite, il zigzague à mes trousses, et moi, j’ai le mal de mer ! Remarquez, il s’agit d’un amour platonique, car ni lui ni moi nous ne pouvons nous reproduire. Si vous avez un chat ou une chatte, pensez à le (la) faire stériliser ; vous éviterez ainsi que naissent beaucoup de petits chatons qui, pour la plupart, périront écrasés sur les routes, broyés par les machines agricoles, empoisonnés par les humains, ou tout simplement affaiblis par la malnutrition et les maladies. Ou bien, ils iront grossir les groupes de chats nourris par une bonne âme, mais généralement non vaccinés, mal soignés et qui se reproduisent, engendrant des petits chats sauvages, inadoptables. Revenons au refuge où nous avons dû surmonter, en 2006, quelques difficultés financières, liées, notamment, aux charges sociales et aux honoraires des vétérinaires. Nous avons donc instruit, cette année, plusieurs dossiers de demandes de subventions, et nous avons obtenu une aide très appréciable du Conseil Régional, dans le cadre de la procédure CAP’ASSO, essentiellement pour le maintien de nos emplois sur CDI, et le soutien de nos actions à caractère social : sensibilisation des jeunes écoliers aux contraintes liées à la possession d’un animal de compagnie, visites de résidents en maisons de retraite (accompagnés d’un chien), insertion sociale d’handicapés. A ce titre, nous avons contacté l’Association ALZHEIMER 41, et pris rendez-vous pour participer à des séances d’animation pour les malades, en compagnie d’un chien appréciant les caresses et les jeux de ballon, et surtout, sachant écouter. Nous avons réuni notre Assemblée Générale le 21 avril dernier, les participants ont pu ensuite visiter le refuge, bavarder autour d’un verre, et goûter aux excellents gâteaux confectionnés par le personnel du refuge. Je suis obligée de vous quitter car un important travail m’attend : je dois m’occuper d’un nouveau dossier de demande de subvention. Vous vous demandez comment je procède ? Je m’installe en rond sur le dossier déjà rempli de toutes les pièces nécessaires, et je l’imprègne de mes ondes bénéfiques grâce auxquelles le dossier ne peut que recevoir une suite très favorable… Et comme chaque dossier est très épais, la séance dure plusieurs heures. C’est épuisant ! A bientôt, avec mes sentiments les plus félins à votre chat.
Mascotte. |
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